Très bonnes conditions de neige, super journée et super course du SDD (du moins à son niveau).
Je connais pas les chiffres exacts mais avec plus de 2500 coureurs dont 900 sur le 42km et Vincent Vittoz en tête d'affiche, le fête s'annoncait bien.
Comme je vous l'avais dit hier, j'esperais quand même bien améliorer mes piètres performances de la semaine précédente et je suis particulièrement content de mon résultat et du déroulement de la course. Un peu plus de 3h de souffrance mais un résultat conforme à ce que j'attendais.
La course a commencé la veille avec le fartage avec Paul. Une sous couche de base (???) puis un coup de structureuse et enfin le fart pour la course -2°C -9°C.
Après un sympathique interview du sportif du dimanche par l'animatrice de la station, j'ai rejoint assez tôt les lignes de départ et de fait j'étais plutôt bien placé. Après un départ prudent pour ne pas casser de baton, je décidais d'y aller à fond et non pas de m'économiser comme la semaine dernière.
Km 5 : Pris dans une chute, je verrai plus tard que j'ai perdu ma gourde..Moi qui comptais ne pas m'arrêter aux ravitos...J'ai regardé sur le fichier GPS, mes arrêts express m'ont coûté 2min15 au total sur les 3 ravitos où j'ai dû m'arréter.
Km7 : Apres être parti à fond, je suis maintenant bien bien dans le rouge et les gens me dépassent par wagon. Je relève 185 pulsations sur le fichier alors que jusqu'à aujourd'hui je n'avais jamais vu plus de 183.
Km 17 : Après une petite descente et le passage vers le stade de départ, nous voilà au pied du "juge de paix": la terrible montée de Nave. En fait, on est relativement nombreux et tout le monde monte à la même vitesse. Coincé entre deux avec x personnes devant et autant derrière, tu n'as pas d'autre choix que d'avancer. Résultat: je ne peux pas m'arrêter comme je le fais d'habitude sous prétexte de vous prendre une petite photo !. Du coup, je monte la première partie en 12mn au lieu de 15min normalement. Je n'ose même pas regarder ma montre pour vérifier mon battement cardiaque, ça m'achèverait. Arrivé en haut de Nave, le ravitaillement annoncé est fermé...La rumeur du groupe dit que le Toz (Vincent Vittoz) aurait tout mangé...A vérifier. Après, quand on quitte Nave, on alterne des montées et des descentes et je suis bien meilleur à cet exercice.
Km 25-30 On tourne et on retourne sur Gève. Je suis visiblement dans des temps acceptables pour moi mais je commence ne plus en pouvoir et je me fais énormement doubler. J'essaye de m'accrocher à chaque fois mais en vain.
Km 32 à la sortie de Gève je suis vraiment cuit de chez cuit mais ma connaissance du terrain m'aide car je sais que sur les 10 km restants, une bonne partie est en descente.
Km 34 : Dernier coup de cul passé, il ne reste plus qu'à rejoindre la combe et descendre vers l'arrivée.
Km 36 On a rejoint la combe. Je regarde la montre GPS et je calcule que vu qu'il ne reste que 6 km on va directement vers la ligne pour boucler les 42km. Vu mon temps et sachant qu'en moyenne il me faut entre 4 et 5 min au km, je calcule que je peux arriver en moins de 3 heures.
Sauf que arrivé en bas, il y a encore une boucle et le 42 fait 43,15 km. Je passe d'après mon gps au km 42 en 2h59et46 secondes et je peine à finir mais je suis super satisfait et super content de ma journée.
km 43 : Je flambe et j'accélère pour la ligne droite : 3h03mn55s. C'est près de 1 heure de mieux que la semaine dernière sur un parcous beaucoup plus exigeant (+700m de dénivelé contre un peu plus de 300 la semaine dernière). 498ème c'est loin mais j'ai fini la course et je me sens à ma place dans ces temps.
Super journée, super résultat, super ambiance, superbes pistes, météo favorable et surtout je l'ai enfin fait ce 42km. Voila déjà mon premier objectif atteint.
Je me suis régalé à skier avec tout ce monde car même si on perd un peu de temps au pietinement du départ, ensuite le fait d'être en groupe aide et sur un grand nombre de portions, j'ai gagné du temps par rapport à ce que je fais en skiant seul. Et c'est vraiment sympa de voir tout ce monde sur ces pistes dans les bois. Je crois que c'est ça le sens de ces courses dites populaires.
Je n'ose imaginer ce que je vais ressentir à la vasaloppet avec 16000 personnes au départ.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour regarder l'animation du parcours sur Garmin connect (l'affichage peut-être long).
Paul au fartage : Nickel.
Béa pour la préparation du Gateau-Sport
Isa pour le baby-sitting
Patrice et Harry aux photos (je dois les récupérer prochainement)
Au vue de mes difficultés techniques et de ma condition physique, qui même si elle s'améliore, ne me permet pas de m'endormir sur mes lauriers, j'ai décidé de modifier mon programme. En effet je prévoyais de continuer le skating jusqu'à la transju (76km) et de passer au classique après. Je me disais que si j'avais la condition, 2 à 3 semaines de classique suffiraient pour acquérir la technique.
Mais je suis tellement nul techniquement que ce temps d'adaptation ne sera pas suffisant et ce n'est pas forcément les mêmes muscles qui joent. De plus, j'ai beaucoup appris de l'échec de dimanche dernier et il est nécessaire que je fasse au moins une course en classique avant la Vasaloppet.
Je vais donc ranger les skis de skate dès cette semaine (dès que j'aurai récupéré le matos de classique par mon partenaire : La grange aux skis à Autrans) et passer au classique avec comme premier objectif de course la Transju Classique qui fait 50km le 7 Février.