Bon, en terme de notoriété, le 50km classique (CT Classic Technic), c'est pas le 76 skating (FT Free Technic) qui est la course de référence de la Transju mais 50km, cela me paraissait déjà bien suffisant pour moi., le sportif du dimanche débutant en classique. Mon objectif sur cette course était simplement d'essayer de rallier l'arrivée, d'essayer de bien skier pour progresser en classique et de voir le déroulement d'une course et mon comprtement sur une longue distance dans l'optique de la Vasaloppet dans 3 semaines.
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Avant le départ, tout le monde disait que on allait en ch..., alors je crois que pour 5h00, j'aurais signé tout de suite. C'est dire si je suis content du résultat (un peu moins de la manière).
Les conditions étaient annoncées mauvaises et au final, elles étaient conformes aux prévisions. Alors, comme ce qui est très important en classique, c'est le fartage et que, là, tout le monde était d'accord pour dire que cela allait être in-far-ta-ble!, mon référent farteur avec qui je co-voiturais avait décidé de s'en remettre à un local. On a donc déposé nos skis le vendredi soir chez un spécialiste pour les récupérer le samedi matin ...L'avantage d'un local, c'est qu'il connait bien les différentes conditions de neige que nous allions retrouver aux différents points de ce parcours avec la météo annoncée. Il pouvait quand même se tromper mais à priori on avait plus de chances de se tromper en agissant seul.
6h30 : Petit dej avec le Gateau Sport bio qui avait fait merveille à la Foulée Blanche. Je vais vous mettre la recette dès que je l'aurai recupérée.
7h30 : Départ pour récupérer les skis au fartage.
8h25 : Récupération des skis
9h00 : Arrivée aux Rousses et récupération des dossards.
9h30: Plongeon dans l'ambiance ski classique...Tous les coffres de voiture sont ouverts, dans chaque coffre les fameuses caisses à fartage...tout le monde discute, farte, teste, défarte, refarte...
Un petit sondage rapide confirme que personne ne dit la même chose...Pour notre part, on se contentera de croiser les doigts sans même essayer nos skis. On fait confiance ou on fait pas !!!
9h45 : Une fois prêt, on ferme le sac que l'on remet à l'organisation et qu'on retrouvera à l'arrivée. Enfin on se place dans les lignes de départs sous une neige qui ne cesse de tomber depuis la veille. En tant que débutant, je suis dans la dernière ligne , je dois donc m'y placer tôt pour ne pas être trop derrière.
10h00 et km0 : Départ et je décide malgré mon inexpérience en course classique d'éssayer de gratter un maximum de places pour ne pas de suite me retrouver en queue de course.
km1 : Batailles, chutes, poussages, coups de frein, il faut jongler pour rester debout et ne rien casser.
km5 : Le flot s'étire mais on avance à 4 de front sur 4 lignes , donc impossible de doubler. Je suis dans une ligne qui n'avance pas à mon rythme mais rien à faire..je dois patienter...d'où l'interêt de partir le plus possible devant .
km10 : 1er ravito et les rangs s'eclaicissent. Je crois que j'ai pas encore fait un seul pas alternatif (technique classique). Je n'ai fait que pousser sur les batons. Je fais un arret eclair car 50km c'est long mais 1 mn d'arret a ce ravito vaut 100 places de perdu alors que au prochain ravito ce sera seulement 20 places de perdues car les courreurs seront plus espacés.
km11 : on attaque la plus dure et la plus longue montée de la course. En fait, c'est tellement pentu que tout le monde monte en canard ! Puis ça se radoucit et enfin je skie...pas longtemps car second coup de cul et ce que tous les farteurs avait annoncé arrive...les skis bottent. C'est à dire que le fart ne pouvant pas répondre à toute les conditions, il n'est pas adapté à la neige fraiche et donc au sommet du parcours, cette neige se colle sous les skis et les pros disent que ça botte. Résultat, il faut s'arrêter pour enlever la neige sous les skis. Je galère beaucoup avec ce truc et je dois m'arrêter à de nombreuses reprises.
km22 : Lassé de botter, je m'arrête un stand fartage pour qu'il rajoute un truc dessous mais alors que je pensais perdre 2 minutes pour mettre une poussette (=type de fart) et limiter ce "bottage", je suis arreté 10mn. Résultat je repars avec des groupe moins rapides que ce que j'avais et comme il est impossible de doubler, je vais en fait bouchonner jusqu'à l'arrivée.
km30 : je suis content d'attaquer les 20 derniers kilometres car je sais que globalement le profil est descendant mais je souffre beaucoup car une seule trace est utilisable. Il y en a bien une seconde parfois mais elle ne glisse pas car la neige tombe et comme personne ne skie dedans, celui qui s'y aventure fait office de dameur et donc ne glisse pas. Ne pouvant pas doubler, je suis contraint de toujours suivre des gens moins rapides. Résultat, je ne peux pas skier normalement et je passe mon temps à pousser uniquement sur les batons. Le haut du corps commence souffrir.
km40: Dernière montée. Je botte toujours un peu mais moins car comme on a baissé en altitude, je suis plus dans les conditions pour lesquelles etait optimisé mon fartage. Dès que je glisse en descente la neige de dessous s'enlève et je peux quand même profiter un peu et récupérer.
Les 10 derniers kilometres sont longs très longs et je pense à la vasa où à ce stade, il me restera encore 40 à 50km à faire. Mes bras sont détruits à force de pousser sur les batons. Je n'aurais presque fait que ça mais il parait qu'à la vasaloppet c'est principalement ce qui se passe alors du coup je me dis que c'est de l'entrainement. Je me dis que après la Vasa, on va m'appeller Alain Bernard ! En tout cas, je suis content de voir le temps sur ma montre et j'essaye de ne rien lacher jusqu'au bout. Dans la dernière ligne droite, je sprinte même..... pour doubler sur la ligne.......une feminine .......de 63ans. !!!!
393ème en 4h02mn03s...sur 620 classés
Passé la ligne, je découvre l'organisation Transju...Remise de médaille, consigne à ski, gymnase pour récuperer les sacs et se changer et pour finir repas pour tous les coureurs. Bon! à environ 80€ l'inscription, cela leur donne des moyens pour faire mais au moins ils le font bien.!!
Et donc petit repas tous ensemble en commentant nos courses et en echangeant nos impressions. C'etait dur mais tout le monde est content. C'etait une bonne préparation pour la Vasa.
Lien vers le site des photographes Transju
Cliquez sur l'image ci-dessous pour regarder l'animation du parcours sur Garmin connect (l'affichage peut-être long).